Correspondances interrompues

Présentation de la pièce

Cette pièce est écrite et mise-en-scène par Marie Jarnoux.
Avec Valérian Balliau, Valentine Bellone, Juliette Dutent, Marie Jarnoux et Gaelle Ménard.

Tout commence lorsque Helenê apprend que son père a perdu la mémoire. Affolée, elle décide de contraindre sa grand-mère de lui révéler le secret de la famille.
Mais cette dernière n’est pas prête à céder et il faudra qu’Helenê se laisse emporter dans le tourbillon des rencontres hasardeuses si elle veut réunifier les morceaux du secret. Car la recherche de son origine nécessite de partir au combat.

Affiche C

Les vidéos

Galerie photos

Les prochaines dates

Quelques extraits

  • Acte II, scène 1

    Une rue déserte. Helenê entre en marchant.
    HELENÊ
    Je reviens aujourd’hui pour te combattre.
    Chère Dame, pour qui la peur est inconnue car la haine est souveraine.
    Chère Dame, éveillez votre mémoire et convoquez vos souvenirs.
    Réchauffez votre langue, aidez-vous du feu qui vous consume depuis tant d’années.
    Je vous demanderai les clés de mes rouages qui ont cessé de fonctionner. Préparez-les.
    Je reviens aujourd’hui pour prendre ma place.
    Car celui ou celle qui se replie n’alimente plus qu’une force qui prend le contrôle de son existence.
    Balayant sa volonté d’un revers de la main. L’assignant à résidence.
    Et bientôt, tant la douleur sera grande et la défaite complète, celui-là et celle-là fermeront les yeux.
    Et plongeront dans le sommeil des aveugles, des sourds et des muets.
    Là-bas, la lumière est épaisse et blanche comme une fumée car elle participe au camouflage des choses. Il n’y a plus de vent pour la disperser, plus de pluie pour la laver, plus de soleil pour la combattre et plus de lune et d’étoiles pour s’y opposer.
    Chère dame je marche en fixant le phare que vous êtes,
    avec cette colère haletante qui nourrit mon espoir et avec cette eau glacée qui s’échappe de mon corps.
    Je regarde autour de moi et imite les arbres et leur droiture.
    J’arrive au beau milieu du matin comme le prédateur vaillant qui surprend sa proie en plein jour plutôt que dans l’ombre.