Les Lettres d’une Religieuse Portugaise

Présentation de la pièce

Cette pièce est adaptée du texte du même titre d’un auteur anonyme du XVIIème siècle et mise-en-scène par Giulio Serafini.
Monologue interprété par Juliette Dutent

Mariane, une jeune religieuse, désespère dans la chambre d’un couvent de revoir jamais son amant qui l’a délaissée quelques mois plus tôt. Elle lui écrit cinq lettres, chacune représentative d’une étape de la passion immense qui la dévore. Passion bien rudement mise à l’épreuve puisque son aimé ne lui répond que «des lettres froides, pleines de redites» ou pire encore, la laisse sans nouvelle des mois durant.
Elle passe par toutes sortes d’états, s’accroche comme elle peut, d’abord à ses souvenirs, puis à la force de l’amour qu’elle lui porte – comme si ses propres sentiments pouvaient suffire à nourrir son insatiable passion – finit par osciller, vaciller, ne plus savoir, maudire, haïr, mais encore et toujours aimer. Ses luttes et renoncements successifs la laissent démunie face à ce chagrin d’amour dont elle ne sait pas se guérir.

Mariane et Alfred Nours - Lettre IV

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Quelques extraits

  • Lettre IV

    « Que vous m’auriez épargné d’inquiétudes, si votre procédé eût été aussi languissant les premiers jours que je vous vis qu’il m’a paru depuis quelques temps ! Mais qui n’aurait été abusée, comme moi, par tant d’empressements, et à qui n’eussent-ils paru sincères ? Qu’on a de peine à se résoudre à soupconner longtemps la bonne foi de ceux qu’on aime ! »

  • Lettre V

    Pourquoi m’avez-vous fait connaître l’imperfection et le désagrément d’un attachement qui ne doit pas durer éternellement, et les malheurs qui suivent un amour violent, lorsqu’il n’est pas réciproque ?

    Quand même je pourrais espérer quelque amusement dans un nouvel engagement, et que je trouverais quelqu’un de bonne foi, j’ai tant de pitié de moi-même, que je ferais beaucoup de scrupule de mettre le dernier homme du monde en l’état où vous m’avez réduite.

  • Lettre I

    Mais non, je ne puis me résoudre à juger si injurieusement de vous, et je suis trop intéressée à vous justifier : je ne veux point m’imaginer que vous m’avez oubliée. Ne suis-je pas assez malheureuse sans me tourmenter par de faux soupçons ? Et pourquoi ferais-je des efforts pour ne me plus souvenir de tous les soins que vous avez pris de me témoigner de l’amour ?